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Ras-le-bol d'avaler des comprimés tous les jours depuis des années

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Ce n'est pas une question médicale, plutôt un coup de mou. Ça fait des années que je prends la même chose chaque matin et parfois ça me pèse moralement, ce rappel quotidien que je suis un patient. Je ne compte pas arrêter, rassurez-vous. Je me demandais juste comment vous vivez cette fatigue-là, sur la durée.

5 réponses

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Je vous comprends tellement. Ce qui m'a aidée c'est de changer de regard : je ne prends pas mes comprimés parce que je suis malade, je les prends pour continuer à faire tout ce que j'aime, mon jardin, mes petits-enfants. C'est un geste pour ma liberté, pas une punition. Ça paraît niais mais ça a changé mon rapport à tout ça.

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Ce n'est pas niais du tout, ça me touche. Le voir comme un geste pour continuer à vivre plutôt que comme une étiquette de malade, je vais essayer de garder ça en tête le matin. Merci vraiment.

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Les jours de ras-le-bol, moi je me le permets, je râle un bon coup et je prends quand même. Le droit de trouver ça pénible sans pour autant lâcher, ça évite que ça déborde. Et si le moral pèse vraiment lourd et longtemps, en parler au médecin fait partie du suivi, ce n'est pas hors sujet.

7

Bien vu de rappeler qu'on peut en parler au médecin. Le moral fait partie de la santé, on l'oublie souvent en se disant qu'il n'y a que les résultats de prise de sang qui comptent.

8

J'ai associé ma prise à mon café du matin sur la terrasse, avec quelques minutes juste pour moi. Du coup ce n'est plus le moment médicament, c'est le moment tranquille. Détourner le rituel, ça enlève un peu du poids.

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